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Sommes-nous libres ?

Che Guevara
Che Guevara

Chacun aura sa propre conception de la Liberté : liberté de pensée, de religion, sortir de prison, d'un mariage, d'un travail, d'une éducation, d'un costume-cravate, liberté d'agir, de manger, de partir, d'aimer, de détester, d'être en colère, de dire non, de ne pas être esclave de la société de consommation, d'être seul, libre de ses orientations et pratiques sexuelles, de ne pas avoir d'enfants, ou d'en avoir, et d'en avoir quand on le désire, libre de ne pas soumettre son corps à des agressions extérieures, ou de le marquer par des tatouages, des piercings, libre de porter des jupes ou des shorts, des décolletés vertigineux, de choisir une voie plutôt qu'une autre, un style de vie, de changer de travail, de métier, d'amis, d'amant, de femme ou de mari, de rompre avec ses proches ou de se réconcilier, de s'accepter lorsque les autres ne le font pas, de dire merde à la masse des bien-pensants, de dire des niaiseries, de se montrer gentil et aimant, d'être syndicalisé, de choisir son parti politique, d'avoir des convictions...Hasta la libertad siempre !

Le Che ne disait pas "libertad" mais "victoria", mais bon, les deux se rejoignaient... Cet homme était-il libre ? On m'a rapporté l'autre jour, cette certitude que l' "on est jamais libre...même les anarchistes ne sont libres que d'une chose : mourir !".

La toute première question à envisager il me semble, c'est : "qu'est-ce que la Liberté ?". Et là, les avis divergent : entre athées et pratiquants, républicains et marxistes, capitalistes et anarchistes, les définitions sont multiples et souvent même opposées.

J'ai trouvé cette définition qui ma foi me laisse toujours un peu sur ma fin/faim : "La liberté est l'état d'une personne ou d'un peuple qui ne subit pas de contraintes, de soumissions, de servitudes exercées par une autre personne, par un pouvoir tyrannique ou par une puissance étrangère. C'est aussi l'état d'une personne qui n'est ni prisonnière ni sous la dépendance de quelqu'un".

Donc, de ce point de vue, dans notre démocratie occidentale, nous sommes des êtres libres. Encore faut-il que vous ne soyez pas embrigadé(e) par une secte, une doctrine, un mari, un proche, un gourou...qui vous prive de votre liberté de penser, d'agir, et vous en impose d'autres.

Ceci étant dit, nous connaissons d'autres contraintes quotidiennes, plus ou moins écrasantes, consenties, choisies en connaissance de cause, selon les cas. Est-on libres lorsque l'on est responsables de ses enfants, sa famille, son travail, l'autre, même si l'Amour est présent ? Ce qui implique que nos mouvements, nos choix sont limités, notre emploi du temps figé. Notre condition de mortel nous enferme fatalement dans un carcan primitif : se nourrir/s'hydrater est une nécessité vitale à laquelle on ne peut échapper...tout comme se vêtir, avoir un toit, une hygiène. L'éducation, la vie en communauté sont, elles aussi, indispensables, disons depuis l'ère de "La guerre du feu"...

A tout cela s'ajoutent tout ce remue-ménage, cette agitation qui peuvent faire passer l'Être-Humain pour un hyper-actif, et qui l'éloignent de la pensée et de la sensation insupportables que sa fin est proche, qu'il vieillit inexorablement jusqu'à ce qu'il retourne, comme des milliards d'autres avant et après lui, à la poussière : sports, activités physiques, passions motorisées, arts, musique, peinture, nature, multimédias, joujoux électroniques, télé, jeux vidéos, smartphones et autres tablettes, vacances, voyages, visites, Histoire, soirées entre amis, bonnes bouffes, anniversaires, mariages, prières, Politique, maquillage, coiffeur, mode, ménage, jardinage, désherbage, souci de la perfection...

Finalement, la Société est à la fois une bénédiction, un catalyseur structurant, et une boîte, un moule dont il est difficile, voire impossible de sortir. Le simple exemple de la reconversion professionnelle si difficile à mettre en place pour certains qui sont restés "trop longtemps" dans la même case illustre bien ce paradoxe. Il est difficile de faire partie de la Société, mais encore plus difficile de la quitter ou d'en changer.

Lien vers la chanson d'Eddie Vedder : Society, dans le film Into the Wild :

https://www.youtube.com/watch?v=Cy6iwP9Ux3A

Renee 27/09/2016 15:22

Je ne pense pas que nous soyons libre, libre dans tous ce qu'implique ce mot, c'est impossible. Nous sommes régis par des règles que nous devons suivre plus ou moins et avons des obligations, des contraintes aussi.
Donc ce n'est pas de la liberté, comme le mot le laisse supposé...enfin je pense . Bises amicales

Evy 27/09/2016 13:51

Oui libre merci pour ce partage bonne journée

Gaby Mojac 27/09/2016 14:50

:-)